Introduction

« En France, une femme tous les quatre jours meurt sous les coups de son conjoint », annonce un clip de Zabou Breïtman contre la violence conjugale.

 

 

 

          Un chiffre aussi élevé, dans une société comme la nôtre, pourtant démocratique et développée, et où est prônée l'égalité des sexes, l'existence de cette violence, et à un tel degré, ne peut qu'interpeler et scandaliser.

          Cependant, la violence conjugale ne se traduit pas seulement par des coups ; elle peut être psychologique (menaces, propos méprisants, attitude humiliante…), verbale (insultes, grossièretés, injures sexuelles…), sexuelle (viol, attouchements…) ou encore économique (interdiction d’exercer un emploi, obligation de changer de profession, utilisation des biens du conjoint contre son gré…).

          On peut d’abord s'interroger sur le fait que ces violences naissent et se produisent au sein du couple qui, normalement, est une union de deux personnes qui ont choisi de vivre ensemble. D'autre part, le fait que cette violence soit jugée et sanctionnée par la loi ne semble pas diminuer de façon notoire sa proportion en France. Au contraire, de plus en plus de campagnes et d'associations mettent en évidence ce problème, ce qui laisse à penser qu'il est non seulement toujours aussi présent, mais qu'il est de plus en plus d'actualité.

Comment expliquer le maintien de la violence conjugale, dans un pays développé comme la France ?

          Dans une première partie, nous verrons quels sont les chiffres actuels concernant la violence conjugale en France, et si l'augmentation de ces chiffres d'année en année correspond à une augmentation réelle des violences, ou à une augmentation du nombre de plaintes.

          Dans une seconde partie, nous étudierons le contexte de cette violence : qu'en est-il de la violence dans la société en général, et cette violence a-t-elle une influence dans celle, plus « privée », du cadre conjugal ? Nous nous interrogerons également sur la place de la femme dans cette société : les femmes ont-elles un statut particulier qui « justifierait » la violence de leurs conjoints masculins à leur égard ?

          Enfin, dans une troisième partie, nous verrons quels sont les moyens employés par la société et par la justice pour éviter, limiter et sanctionner cette violence.

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