Les moyens de prévention

 

          Quelles que soient les causes invoquées et le type de violence exercé, la violence conjugale est inacceptable, la victime n'étant en aucun cas responsable des violences subies. De par son environnement personnel et professionnel, la victime décide bien souvent de mettre fin à cette violence. Pour confirmer ce choix, la victime peut faire appel à une aide extérieure.

Petit à petit, certains hommes mettent en place une stratégie visant à isoler son conjoint de toute influence extérieure. En contrôlant les relations familiales, amicales, professionnelles ils sabotent la liberté de leur partenaire en l’isolant. Ils peuvent également exercer un contrôle sur sa façon de paraître (de s'habiller, de se coiffer, de parler, de regarder les autres). Tout d'abord la victime préfère inconsciemment renoncer à cette liberté pour préserver le couple. Les violences psychologiques sont généralement présentes dès le début de la relation mais pas détectées comme telles par la victime, qui les excuse en invoquant des causes extérieures (travail, problèmes financiers, alcool). Cependant, lorsque la violence s'aggrave les femmes doivent se faire aider, pour cela des moyens de prévention sont mis en place.

 

 

1.1. LES MEDIAS

 

          Ils ont pour but de mettre au grand jour la fréquence des violences conjugales et d'attirer l'attention sur la gravité de leurs conséquences sur la santé des femmes. Ils incitent également les victimes en parlant librement de la violence à ce qu'elles se tournent vers des professionnels (médecins, psychologues)





          Des reportages à la télévision de par leur audience touchent un grand public. Des émissions comme "Envoyé spécial", "Ca se discute" et "Zone interdite" peuvent être suivies par des millions de personnes.

          La radio également peut aborder dans certaines émissions spécialisées le thème de la violence conjugale. L'auditeur peut intervenir en direct sur les ondes et apporter son témoignage.

          La presse écrite, de par ses articles, reportages, éditoriaux dans la presse féminine peut également donner des adresses d'associations et administrations de relais de soutien et d'écoute.

          Le WEB également possède de nombreux sites sur le sujet: officiels (comme le site du ministère du travail de la solidarité et de la fonction publique) et des sites d'associations de femmes comme SOS femmes, Femmes Battues, Ni pute ni soumise, peuvent les encourager à dénoncer la violence dont elles sont victimes. Des sites de réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter permettent d'apporter des témoignages par leurs forums de discussions. Les femmes constatent ainsi que leur cas n'est pas isolé et peuvent s'inspirer des nombreux témoignages et conseils pour essayer de s'extraire de leur situation difficile.





1.2. LES ASSOCIATIONS



          De plus, des associations existent comme le CIDFF ( Centre d'Informations sur le Droit des Femmes et des Familles) qui intervient dans les lycées pour sensibiliser le plus tôt possibles les jeunes en leur montrant que la violence conjugale existe toujours dans notre société, en faisant souvent intervenir d'anciennes victimes.

          Le CPVCF (Centre de Prévention des Violences Conjugales et Familiales) a été créé en 1977, il propose une aide à toute personne concernée. Celle-ci peut se traduire par une écoute téléphonique, un accueil, une aide administrative et sociale, un espace de parole en individuel, un hébergement pour femmes, avec ou sans enfant(s), sans limite d'âge, à une adresse confidentielle.

          Le numéro 3919, numéro gratuit où répondent une vingtaine de psychologues professionnelles, apporte une aide précieuse par les discours directs avec les victimes. Ce numéro permet une écoute anonyme, mais en aucun cas un appel d'urgence. En cas d'urgence il faut appeler la police ou la gendarmerie (en composant le 17 ou encore le 112). L'interlocutrice instaure un climat de confiance qui permet à la personne de parler de la situation qui l'amène, de clarifier l'analyse qu'elle en fait.

          Il existe une journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, celle-ci se déroule le 24 Novembre.

          Pour sortir de cet enfer, les victimes doivent se confier à leurs proches et à leurs amis. Ceux-ci ont alors un rôle de conseil et d'écoute primoridal, en évitant tout reproche et toute critique. Ils doivent plutôt proposer une aide concrète comme un hébergement provisoire ou un accompagnement dans les démarches administratives toujours longues et difficiles (police, hôpital,...)





1.3. LES MOYENS MATERIELS



          Une aide matérielle peut être proposée par l'intermédiare de téléphones portables d'alerte : ceux ci confiés par la Justice aux femmes considérées comme en grand danger. Ce dispositif a été expérimenté en Seine St Denis en 2009 auprès de 20 femmes reliées ainsi en permanence à un centre de police. Cette protection de 6 mois peut être renouvelée. En appuyant 3 secondes sur une grosse touche sur le côté du téléphone, la femme est ainsi en relation avec une centrale d'appel d'urgence qui selon la gravité des faits l'orientera vers les forces de l'ordre. 

          Les hommes violents mis sous contrôle judiciaires doivent porter des bracelets électroniques. Ils ne doivent plus approcher leur compagne à moins de 400 mètres. Plus près, il recevra un avertissement et un déclenchement du boitier. La femme quand à elle est équipée d'un appareil permettant de recevoir un message la prévenant de quitter les lieux au plus vite. Ce dispositif a été testé en Espagne en juillet 2009. 600 aletes ont été enregistrées par 58 bracelets différents; 222 alertes ont donné lieu à un protocole d'urgence. Ceci dissuade l'homme de s'approcher de sa victime en sachant qu'il risque des années d'emprisonnement







          Toutefois, ces moyens ont leurs limites. D'après Françoise Brié qui est vice présidente de la FNSF ( Fédération Nationale Solidarité Femmes ) juge le portable insuffisant car pour elle il suppose que le conjoint est déjà condamné et donc éloigné. Cependant, beaucoup de femmes battues n'osent pas parler et encore moins porter plainte contre leur conjoint.

          On peut aussi parler de mauvaise utilisation des moyens technologiques : les auteurs de violence peuvent utiliser par exemple des logiciels espion ou un enregistreur de frappe pour surveiller et suivre leur victime lorque cette dernière utilise un ordinateur ou bien un téléphone portable. La victime est alors incapable de détecter cet espionnage.

          En définitive, les résultats du nombre de victime de violences conjugales sont alarmants. En effet, quotidiennement certaines femmes se font battre par leur conjoint, 1 femme meurt tous les 3 jours environ de violence conjugale. Le gouvernenemt doit donc agir au plus vite pour combattre ce phénomène accablant. Cependant il reste un énorme travail a envisager auprès des victimes pour leur donner le courage d'agir contre leur cauchemar, en parler à leurs proches et les inciter à en parler à la justice. Ces derniers doivent leur faire prendre conscience que ces victimes sont en grand danger, et qu'elles doivent quitter leur domicile familial.  





 

 

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Commentaires (3)

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